Carence sélénium et fer chez les veaux
Shania Voumard, Produits livrés à la ferme
«Vitalité, immunité et exploitation du potentiel de performance», telles sont les exigences que nous posons aux veaux. Outre les immunoglobulines, les oligo-éléments tels que le sélénium et le fer jouent un rôle important.
L’approvisionnement en sélénium est critique
L’approvisionnement en oligo-éléments est un aspect important. Plusieurs études montrent que les veaux nouveau-nés présentent des déficits à cet égard. Ainsi, dans une étude suisse, le taux de sélénium était inférieur aux valeurs de référence officielles, même dans le sang de veaux sains et généralement sans problèmes. Pendant la gestation, le veau reçoit du sélénium via le placenta; il devrait ensuite couvrir ses besoins via le lait. Par conséquent, l’apport au veau dépend de l’approvisionnement de la vache. La Suisse est généralement considérée comme une région déficitaire en sélénium, mais il existe de très fortes différences régionales. Une carence en sélénium touche en particulier les troupeaux nourris principalement à l’herbe et qui ne sont pas complémentés de manière optimale, voire pas complémentés du tout par des minéraux ou d’autres mesures appropriées telles que des pierres à lécher ou des bolus d’oligo-éléments comme MINERALTOP ou CURATOP.
Le sélénium a des fonctions protectric
Avec les vitamines E, A et C, le sélénium est responsable de la protection des cellules et, en tant qu’antioxydant, il intercepte les substances nocives. Il protège également les cellules du système immunitaire, qui sont très sensibles au stress oxydatif. Une carence en sélénium chez les veaux est souvent associée à des troubles de la croissance, à une sensibilité accrue aux maladies et à des problèmes musculaires. Les nouveau-nés sous-approvisionnés ont ainsi des muscles sous-développés et ils ont tendance à avoir des mouvements non coordonnés. Ils présentent un manque d’envie de téter ou une diminution du réflexe de succion.
Carence en fer fréquente
En ce qui concerne l’approvisionnement en fer, la situation est encore plus dramatique. Dans une étude bavaroise, les valeurs en fer de 32 % des veaux nouveau-nés examinés étaient inférieures aux valeurs de référence; dans une étude allemande, seuls 42 % (soit moins de la moitié) des veaux examinés étaient suffisamment approvisionnés en fer au quatrième jour de vie. Comme les veaux n’ont pas de réserves de fer significatives à la naissance, ils dépendent entièrement d’un apport externe. Le colostrum est certes riche en de nombreux composants importants, mais pas en fer. Il en va de même pour le lait entier. Même un apport supplémentaire en fer aux vaches n’a aucune influence sur les teneurs en fer du colostrum et du lait. L’agriculteur doit donc agir, car le fer est important pour la formation du sang et la distribution de l’oxygène dans tout l’organisme. De plus, il participe activement à la production d’anticorps et est donc important pour le système immunitaire. Une carence en fer est donc associée à une plus grande sensibilité aux maladies et, par conséquent, à une diminution de l’accroissement journalier.
Prévenir et assurer l’approvisionnement
Un apport suffisant en oligo-éléments que sont le sélénium et le fer, spécialement au cours des premières semaines de vie, est indispensable pour l’élevage de veaux sains et performants. Dès que la consommation d’aliments solides atteint une quantité d’environ 0.5 kg, le risque diminue. C’est généralement le cas à partir de la 4e ou 5e semaine de vie, mais cela dépend également de la teneur en oligo-éléments des aliments choisis. Immédiatement après la naissance, les réserves de fer, de sélénium et de vitamine E peuvent être complétées de manière ciblée par une administration orale, par exemple avec Calf Past FeSe. Des études ont montré que c’étaient notamment les veaux avec un faible poids à la naissance qui réagissaient favorablement à un apport complémentaire précoce de ces oligo-éléments.
Le veau à naître
La gestion de la gestation, du stress, de l’alimentation et du tarissement de la vache influence directement la santé, la croissance et la survie du veau.
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