Vaches favorites - Un rêve réalisé grâce à WHITNEY
Les descendants d’une génisse achetée aux enchères devraient améliorer le troupeau à l’avenir.
Jutta Berger, Collaboratrice scientifique
«Depuis longtemps, j’avais un œil sur la famille de vaches Morandale Unix RIVIÈRE», raconte Béat Piller de Pont-la-Ville FR, «car depuis des générations, les animaux issus de cette lignée ont régulièrement occupé la première place à EXPO Bulle». L’éleveur rêvait d’acquérir un jour une femelle de cette famille de vaches couronnée de succès de François Morand. «Lorsque j’ai vu qu’un veau de RIVIÈRE était proposé à la vente lors de la Swiss National Sale 2023, il a tout de suite été clair que j’allais investir!» Béat s’est réjoui de l’attribution de WHITNEY, alors âgée de 2 mois. «Elle me tient vraiment à cœur», souligne-t-il.
Un terrain inconnu: les transferts d’embryons
Avec la génisse de ses rêves, Béat souhaitait élever le niveau zootechnique de son propre troupeau et donc avoir le plus grand nombre possible de veaux femelles de WHITNEY. Bien qu’il soit un éleveur passionné, Béat n’avait jusqu’à présent aucune expérience avec les embryons. «J’ai donc appelé Thomas Mori de l’équipe de production d’embryons de Swissgenetics pour qu’il me conseille. Il m’a expliqué en détail les deux possibilités qui s’offraient pour WHITNEY: soit on la rinçait, soit on lui ponctionnait les ovaires et on faisait féconder les ovules en laboratoire. Thomas m’a dit que du point de vue de la procédure, il serait plus avantageux pour moi de transférer ma génisse à Anet et d’y faire une production in vitro. Comme je passe l’été à l’alpage avec tout mon troupeau à 1’650 mètres d’altitude, une collecte d’embryons conventionnelle aurait été compliquée, voire impossible. À Anet, WHITNEY est entre de bonnes mains pendant notre saison d’alpage.» La famille Piller exploite l’alpage de Vounetz au-dessus de Charmey FR.
Éviter les risques
L’estivage en montagne n’étant jamais sans risque pour les animaux, il était important pour Béat Piller de pouvoir stocker des embryons de sa précieuse génisse avant qu’elle ne monte pour la première fois à l’alpage. «Ainsi, la probabilité que j’aie effectivement un jour des descendants de WHITNEY est nettement plus élevée», dit-il, «je garantis que les accouplements qui seront faits avec elle donneront des vaches fortes avec des pis formidables et les meilleurs membres, et qui seront fonctionnelles à l’alpage. C’est ce dont nous avons besoin ici.»
Les embryons sont encore congelés
Le premier objectif de Béat Piller est atteint: 25 embryons femelles de WHITNEY ont déjà été congelés. Le deuxième objectif, qui consiste à avoir des gestations à partir de ces embryons, reste à atteindre. «Nous n’avons encore transféré aucun de mes embryons», explique l’éleveur, «nous attendons le mois de décembre pour que les receveuses soient à la crèche avec une ration hivernale stable et que les futurs vêlages soient compatibles avec la saison d’alpage.» Béat a également un plan concret pour l’été prochain: «J’ai envisagé de placer les génisses receveuses qui porteront alors, je l’espère, les embryons de WHITNEY dans un pâturage séparé, juste à côté du chalet d’alpage, afin de réduire au maximum le risque d’accident pour elles.»
Ne pas surcharger l’exploitation
Thomas Mori attire l’attention sur ces aspects importants du transfert d’embryons: «Obtenir des embryons est une chose; d’ici à ce qu’ils donnent effectivement naissance à des veaux, une gestation et un vêlage doivent encore suivre. Et pour que les animaux produisent ensuite du lait, il faut encore que l’élevage se passe le mieux possible.» C’est pourquoi il faut d’abord accorder une attention particulière aux receveuses, puis réfléchir à long terme: «Nous ne recommandons en aucun cas de transférer des embryons sur trop de receveuses à la fois. Au contraire, il faut planifier les transferts de telle sorte qu’en cas de succès, la main-d’œuvre de l’exploitation et la place dans l’aire de vêlage et dans l’étable des veaux soient suffisantes. Il est conseillé d’anticiper et de transférer les embryons avec un léger décalage dans le temps.» Thomas souligne que les veaux PIV ont tous besoin d’une bonne surveillance de la naissance et de colostrum – et surtout: «d’une excellente hygiène!» L’expérience de l’équipe de production d’embryons montre aujourd’hui que ces veaux sont effectivement plus délicats que les veaux issus d’une insémination.
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