La qualité du fourrage de base
La qualité du fourrage garantie la santé de la panse et la fertilité
La récolte détermine la qualité du fourrage de base, la santé de la panse des vaches et de ce fait la fertilité du troupeau pour l’année à venir.
Stefan Buri (TORO 03/22)
La panse est le point central de l’affouragement des ruminants. La composition des milliards de champignons, bactéries et protozoaires qui y dégradent les substances structurelles difficiles à digérer dans le fourrage grossier détermine s’il y a suffisamment d’énergie pour la production laitière de la vache ou non.
Conséquences pour la fertilité
La connaissance du fonctionnement de la panse et de la flore ruminale constitue donc la base de toutes les décisions en matière d’affouragement quotidien. Les problèmes et les erreurs d’affouragement ne se manifestent que lorsque l’insémination en fin de phase de démarrage faillit ou si les animaux n’entrent pas en chaleurs. De nombreuses études montrent que l’affouragement durant le tarissement et la phase de démarrage, mais aussi la qualité du fourrage ont une influence importante.
pH stable
Mieux la panse fonctionne et plus il y a de microorganismes dans la panse, plus la quantité de fourrage mis en valeur est élevée. Ces microorganismes ont besoin d’un pH stable d’environ 6.2 pour pouvoir travailler efficacement. Cependant, la mise en pratique de ces aspects pose souvent problème, surtout lors de l’affouragement des vaches en phase de transition et de démarrage. Si des erreurs, une consommation faible ou un excès de glucides facilement fermentescibles provoquent une baisse du pH persistante, la dégradation des fibres chute rapidement. L’efficacité de la panse et du fourrage ainsi que l’approvisionnement en énergie diminuent. Le but de l’affouragement quotidien doit donc être de maintenir le pH de la panse dans le domaine optimal de manière permanente. La qualité du fourrage et la composition de la ration jouent un rôle décisif.
La salive comme tampon
Point central de l’affouragement: la salivation des vaches doit être stimulée de manière maximale par la consommation et la rumination, car la salive est le tampon naturel de la panse. Plus de 100 litres sont produits par jour, une immense quantité avec un grand potentiel d’influence. La base d’une salivation suffisante est la production de foin et d’ensilage d’herbe adéquats, car les vaches préfèrent manger et ruminer du bon fourrage. Durant la présente saison, la base est donc constituée pour la santé ruminale et la fertilité durant l’hiver prochain.
Qualité du fourrage et consommation
Même si la météo et le moment de la récolte sont décisifs pour la qualité et le rendement du fourrage et que les soubresauts météorologiques durant les années passées ont provoqué de la frustration, cela vaut la peine de commencer à réfléchir aux jalons d’une bonne conservation. La mise en pratique réussie des règles de base de la gestion de l’ensilage (par exemple moment, hauteur et longueur de coupe, degré de préfanage, produit d’ensilage, condensation, etc.) peut grandement influencer la consommation et l’efficacité du fourrage durant l’hiver prochain. Durant les années passées, les conditions ont souvent été difficiles pour la production d’ensilage et de foin, raison pour laquelle les échantillons de fourrage présentaient de grandes différences quant à leur teneur en cendres brutes. Etant donné que les vaches en phase de démarrage ont une forte tendance à manger le fourrage en fonction de son odeur, la consommation d’ensilage et de fourrage sec se réduit nettement si ceux-ci sont fortement souillés. Le fourrage souillé reste dans la crèche. Puisque le réglage est trivial et ne doit pas se refaire chaque fois, le contrôle de la hauteur de coupe et le réglage du girofaneur et du giroandaineur sont souvent oubliés. Il convient donc lors de chaque étape de travail pendant la récolte de fourrage de mesurer la hauteur de coupe minimale de 8 cm et de contrôler la profondeur de travail du girofaneur et du giroandaineur.
Eviter les mauvaises fermentations
La qualité de fermentation des ensilages est influencée de manière décisive: si les teneurs en cendres brutes augmentent, alors la consommation de fourrage baisse. Les clostridies, des bactéries présentes en masse dans la terre, provoquent des fermentations butyriques au lieu des fermentations lactiques souhaitées. Les vaches n’aiment pas manger d’ensilage avec un taux d’acide butyrique élevé. Suivant les conditions d’ensilage, il est donc indiqué de réfléchir dès maintenant aux agents conservateurs d’ensilage sur le marché et d’avoir une idée claire des conditions dans lesquelles ces agents conservateurs donnent de la sécurité et des avantages qualitatifs et lequel on veut utiliser. Le jour J, tout doit aller vite et on n’a plus le temps de réfléchir.
Echantillons de fourrage pour la sécurité
Etant donné que les conditions de croissance et de récolte varient d’année en année, les analyses régulières de l’ensilage d’herbe et du foin sont judicieuses. Les plans d’affouragement ingénieux n’apportent des avantages que si les qualités de fourrage calculées correspondent aux aliments utilisés. Ceux qui comptent sur les normes ou sur les vieux échantillons de fourrage peuvent se tromper gravement – même si l’affouragement correspond à celui des années précédentes. Là aussi, on peut faire les réflexions nécessaires maintenant et planifier avec le fournisseurs d’aliments quels échantillons on veut prélever et comment afin qu’un résultat représentatif et précis soit garanti.
Vaches taries fertiles
Par le passé, on a souvent affouragé les aliments de moins bonne qualité aux vaches taries. Le principe suivant est fondamental: si l’affouragement durant le tarissement est correct, la consommation durant les premières semaines de la lactation est également correcte. Il détermine donc si la vache peut commencer sa prochaine lactation en bonne santé et fertile. De nombreux régimes différents pour le tarissement sont discutés, mais il s’avère que l’affouragement en deux phases durant le tarissement, avec une concentration énergétique plus faible durant la première phase et une concentration plus élevée durant la deuxième phase, est celui qui convient pour la majorité des exploitations. La plupart des agriculteurs se rendent compte que les vaches taries ne doivent en aucun cas maigrir. Différentes études montrent qu’un excès d’énergie durant le tarissement peut entraîner des changements métaboliques comme chez les vaches grasses, même si les vaches taries ne le sont pas. Ceux qui suivent le principe que les vaches taries devraient avoir le plus grand confort en termes de place et de climat à l’étable créent de bonnes conditions pour un début de lactation réussi.
Surveillance de la panse
La Terre dans le fourrage
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Moisissure dans l'alimentation
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Risques des mycotoxines : détruire la flore ruménale, causer coliques et diarrhées chez les vaches et réduire les symptômes de chaleurs.
Signal de vaches - Les bruits de la panse
La contraction puissante des muscles du rumen peut être entendue à l'aide d'un stéthoscope. Elle indique une vache en bonne santé.
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